Les
armures et cottes de mailles
Depuis
la nuit des temps, l'homme a tenté de se protéger des coups
et flèches de ses adversaires. Cuir bouilli, ossements, ivoire, fer,
le soldat à travers les siècles a tout fait pour se rendre moins
vulnérable sur les champs de bataille. Donc, la peinture d'une figurine
militaire nous mènera invariablement à peindre des cottes de
mailles et cuirasses. Je vais donc tenter de vous décrire ici les différentes
techniques de peinture de ces équipements.

Dépendant
du médium utilisé pour le moulage de notre figurine, l' approche
dans le soin apporté à la peinture des armures ou cotte de mailles
sera différente. Dans l' exemple illustré à gauche, ce
viking est moulé en résine. La couche initiale de base sera
d' un brun très foncé. J' évite autant que possible le
noir. Une fois cette couche bien sèche, j' effectue un premier dry
brushing de couleur argent. La couleur de base ne devra pas disparaître
complètement, mais sa teinte foncée sera fortement diminuée.
Une
fois la couche argentée bien sèche, j' applique un lavis brun
foncé en apportant une attention particulière au endroit ombragés
tels les dessous de bras, les plis etc. suivi d' un séchage en profondeur.
J' applique ensuite un dry brushing de différente teinte d' argent
en commençant avec la plus foncée. Les endroits surélevés,
ceux qui recevront le plus de lumière, recevront un dry brushing plus
marqué, les endroit creux, ombragés, en recevront un beaucoup
plus léger. J'utilise pour arriver à mes fins soit de l'acrylique
ou les émails tel les metalizers de Model Masters ou de Humbrol.

Pour
les cottes de mailles moulées en étain, les choix de finition
sont multiple. Dans mon cas, j'utilse la même technique que pour la résine.
Une autre technique dont j' ai entendu parlé consiste à appliquer
un lavis de couleur fonçée telle la terre d' ombre naturelle,
de laisser sécher et de faire un polissage de manière à
ce que les partie surélevées de la cotte reprennent leur lustre
métallique. L' outil utilisé pour arriver à cette fin est...une
gomme à effacer? Bon, je n' ai jamais essayé mais l'idée
est bonne. Je me propose de tenter l' expérience un jour. Dans la photo
ci-contre, j'ai utilisé la même technique que pour le viking.
Les
Armures et cuirasses
Dans
cette catégorie, nous inclurons les jambières et coudières.
Concentrons nous d'abbord sur les armures métaliques. Encore là,
le médium qui a servi à mouler notre pièces determinera
la méthode que nous utiliserons. Pour les armures de fer, je les peins
de couleur argent directement sur l'apprêt pour les figurines de résine.
On peu considérer cette couleur comme la couleur de base. Une fois cette
couche bien sèche, j'applique un trait de peinture qui rehaussera toutes
les fentes et replis moulés dans le sujet. Ce trait de couleur foncé,
presque noir, sera fondu délicatement dans la teinte de base.Afin de
rehausser les zones de lumières, des retouches de couleur argent seront
effectuées sur les parties concernées. En général,
l'effet est très acceptable. Pour les armures d'étain, la méthode
est beacoup plus simple. Je débute avec un polissage en règle
de l' armure. Ensuite, j'applique la même technique de trait foncé
que décrit plus haut. Afin de parfaire les zones de lumières,
on pourra retoucher le polissage pour un effet saisissant de réalisme.
Bien que de mauvaise qualité, on peut discerner l'effet sur la photo
ci-contre. Cette dernière méthode s'applique également
aux jambière et coudière.


Les
cuirasse venaient sous différentes formes. On retrouvait chez certains
peuples des vestes de lamelles de cuir bouilli telle celle illustrée
ci-contre. D'autres sous forme de plastrons souvent richement travaillés
ou encore de vestes de cuire recouverts de lamelles de métal. Ce mercenaire
Byzantin porte une cuirasse composée de lamelles de cuir. J'ai commencé
par peindre la cuirasse brun foncé. j'ai ensuite fait des dry brushing
succéssifs de bruns de plus en plus clairs. Pour un effet plus authentique,
je cesse les drybrushing une fois que j'ai atteind un brun moyen. De plus, je
donne un verni semi lustré à la cuirasse une fois la peinture
bien sèche. Cela lui donne un effet de patine très réaliste.
Les
cottes de mailles