Le principe de la lumière diffuse est très simple. La source de lumière doit être deux fois plus grande que le sujet. Encore là, pas de problèmes, nos sujets sont petits. Si on attache une feuille de Mylar devant notre lampe, pour y parvenir, j’utilise du bon vieux Duct tape,
alors, c’est toute la surface du Mylar qui est la source lumineuse, donc beaucoup plus grosse. On peut aussi placer d’autres feuilles de Mylar pour augmenter la diffusion. Mais attention, avec chaque feuille on perd de l’intensité lumineuse. On peux aussi fabriquer un cadre, soit en bois ou avec un vieux cintre, pour installer le Mylar un peu plus loin de la lampe, d’où une surface éclairée plus grande. Tant qu’au nombre de lampes, le minimum est de deux. Une à côté de l’appareil, l’autre au dessus du sujet
Un des principes d’éclairage est que la lumière la plus proche du sujet est la lumière principale. La seconde remplie les ombres laissées par la première. Le ratio entre la distance des deux sources lumineuses par rapport au sujet marque la différence d’intensité entre la lumière principale et la secondaire. Bon, je ne vous ai pas perdu encore, je vous donne un exemple. La lumière principale est à deux pieds du sujet, la secondaire est à quatre pieds, cette dernière est donc deux fois moins forte que la principale. On dit à ce moment que le ratio est de 1 :2, ce qui est très doux. Pour nos besoins, ne dépassez pas ces proportions. Les ratios de 1 :6 ou 1 :8 sont surtout utilisés pour des effets dramatiques, genre lampe de poche sous le menton.
Maintenant quelques exemples:
Petite astuce, placez un réflecteur blanc sur le coté opposé à la lumière.
Comme j’expliquais, la distance entre la lampe et le sujet est très importante, en voici quelques exemples :
En général, ce type d’éclairage est plus convenable, il illumine bien le visage même sous la visière et la lampe du dessus aide à séparer les épaulettes du fond. Notez que la lampe de côté est à l’horizontale par rapport au sujet.
Dépendamment de la figurine, il faudra jouer avec la distance des lampes. Mais en général, si on garde les distances égales, on ne peut pas se tromper. C’est a vous d’expérimenter, la pellicule ne coûte rien. Surtout, regardez bien la lumière qui tombe sur la figurine.
Finalement pour le type de lumière, j’utilise des ampoules normales de 100 watts. Le seul problème vient de la couleur de cette lumière qui tire vers l’orangé. Heureusement, presque touts les appareils numériques ont un mode qui permet le contrôle de cette température de lumière. La façon la plus simple est de choisir le mode Tungstène. Une autre façon, plus précise, est de placer un carton blanc devant l’objective et de choisir le mode Balance des Blancs.
Alors là, on sort l’appareil, un bout de carton et une lampe
de table ou tout simplement le flash. On regarde les résultats pis
on fait Bof !! Ce n’est pas net, les lumières pourraient éblouir
un aveugle ou c’est trop sombre. Bref, on se dit que la photo, c’est
pas pour nous.
En bien messieurs, ça se corrige. Ça fait plus de 20 ans que
je travail de près ou de loin en photo. L’excuse classique que
j’entends; je ne suis pas un bon photographe ou encore, je n’ai
pas un bon appareil.
Sans vouloir faire un cours de Photo 101, je vais toucher
les points qui se rapportent spécifiquement à la photo de figurines
en me basant sur les faiblesses observées sur de nombreux forums. Allez,
on commence.
Sans contredis, l’appareil de choix pour la photo de figurines est le numérique pour plusieurs raisons. L’instantanéité des résultats, de bonnes capacités macros et l’interface facile avec l’ordinateur. Tout ce que je dis s’applique aussi à l’appareil conventionnel mais il est beaucoup plus lent, si on prend en compte le développement du film et le scanning, en particulier.
Pour nos besoins, le maximum de megapixels n’est pas une absolue nécessité. Donc le tout nouveau Super Méga Asmatron de 13.7 mégapixels, on le laisse de coté et on s’achète une belle figurine de 90mm avec nos économies.
Soyez honnête avec vous-mêmes, si la taille maximum des photos que vous pensez imprimer ne dépassera pas le 8x10, et bien un appareil de 3.2 ou 4 mégapixels est bien suffisant. Si tout ce que vous voulez est de mettre des images sur Internet, on pourrait aller encore plus bas.
Les fonctions qui nous importent sont le mode Macro et le contrôle des modes d’expositions. Premièrement, la macro; c’est la capacité qui nous permet de prendre des vues en rapproché. Normalement représentée par un icône de fleur, elle est généralement présente sur tous les appareils. Les appareils de milieux de gammes offrent, la plupart du temps, des capacités tout a fait adéquates pour nos besoins. Donc, à vous de magasiner pour ce qui vous convient. Attention, certaines marques sont meilleures que d’autres dans ce domaine, notamment Nikon. Visitez http://www.megapixel.net/ pour vous rendre compte des modèles disponibles sur le marcher.
Deuxièment, la fonction à rechercher est le
control d’exposition, notamment le contrôle de l’ouverture.
Absents sur les modèles de base, il y a une véritable panoplie
de modes sur les modèles de milieu et de haute gamme. Chaque compagnie
essaye d’en mettre plein la vue et il peut être difficile de se
retrouver parmi les modes Programme, Portrait, Panoramas et j’en passe.
La meilleure recommandation que je puisse faire est d’acheter chez un
détaillant spécialisé qui pourra répondre a toutes
vos questions. (Et non, je ne travaille pas dans la vente). En contrôlant
l’ouverture, nous pouvons modifier la zone de netteté de l’image
qui, comme nous verrons plus tard, est très importante.
Le plus gros problème que je vois sur les forums est un mauvais choix d’éclairage. Mauvais placement, lumière trop dure, trop sombre. Heureusement, il est très facile d’obtenir de bons résultats sans nécessairement avoir un studio complet. Je sais, sur les illustrations qui accompagnent ce texte, il y a des lampes de photographie, mais quelques lampes d’étudiants suffisent, les principes restant les mêmes.
À votre prochaine visite
chez votre détaillant de matériel d’artistes, procurez
vous deux ou trois feuilles de Mylar, un genre de plastique translucide du
format d’un carton de bricolage. L’avantage du Mylar est qu’il
ne brûle ou ne se déforme pas à la chaleur.
Avec ceci, nous pouvons contrôler la diffusion de la lumière.
En effet, la lumière directe est très crue, trop dure et fait
apparaître tous les petits défauts. Et comme on shoot de petites
choses, ça ne pardonne pas. L’effet est subtil mais on peut voir
que les contrastes sont réduits surtout sur la lame de l’épée.
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